mercredi 31 mai 2017

365 jours de créativité - la tentation de l'aquarelle

Ce mois-ci, la tentation de l'aquarelle a été plus forte que l'appel du lavis. Et j'ai suivi un sentier moins cohérent que les mois précédents.


Je vous montre quand même un florilège des réalisations de mai :
* de l'aquarelle


* le début d'une série consacrée à la maternité :


* et des croquis faits dans divers endroits :



vendredi 26 mai 2017

#jecoudsmagarderobecapsule2017 : le projet de mai - une robe Eliana

Eliana, c'est une robe de Pauline Alice passée un peu inaperçue. Elle était dans ma pile de patrons à coudre depuis quelques mois ( et le patron est un cadeau de mon amie Le son des grelots ) .


C'est une robe facile à coudre, facile à porter. Facile à coudre car elle n'a que 4 pièces, plus les poches et les biais de finition. J'ai corsé un peu l'ensemble en smockant la taille  ( 4 rangs, au-dessus des poches). Et j'ai appliqué à la lettre les modifications suggérées par By Sandra's hand pour la rendre moins blousante.

C'est une robe facile à porter, qui peut se décliner en de multiples versions. Pour ma première déclinaison, je l'ai cousue en version longue, sans manches. Elle est cousue dans un voile de coton de fabrication française, noir avec des pois blancs comme jetés au hasard. J'avais peur qu'il soit transparent mais l'ampleur de la robe préserve ma pudeur.

Faute de temps pour faire une série photo, je vous laisse avec la photo faite pour le me made may .
Alors, je vous ai convaincues?


mercredi 24 mai 2017

Toutes nos vies - d'autres mots que les miens

Comme beaucoup d'entre vous, je m'interroge sur la possible conciliation de toutes nos vies, de tous nos temps. Il y a quelques jours, je suis tombée sur cette chronique. Je me suis reconnue sur certains points,  me suis interrogée sur d'autres (et notamment sur la rédaction du dernier paragraphe) :


"Les 3 femmes écrivains, elles, m'avaient donné rendez-vous chez elles. Pendant que nous parlions de leurs livres, de la naissance de ceux-ci, des rituels, de la discipline, l'une d'entre elles a terminé une vaisselle, m'a fait un thé, une autre a rangé des jouets qui trainaient dans le salon tout en surveillant l'heure de sortie de l'école. Cette dernière m'a confié qu'elle se réveillait tous les jours à cinq heures du matin pour pouvoir écrire. Deux de ces auteurs avaient " de jour" si j'ose m'exprimer ainsi, des métiers très prenants.
J'avais été marquée par ce choix de rendez-vous, peut-être inconscient de leur part : le dehors pour les hommes et le dedans pour les femmes.[...] Je regrette que dans cette émission je n'aie pas relevé ce qu'elles, les femmes, me montraient : le morcellement cruel du temps, l’œil constant sur les aiguilles de l'horloge, la liste des choses à faire qui déroule dans la tête comme si nous avions en permanence un écran de veille sur les détails, le quotidien, le "domestique" et au milieu de tout cela ( ou avec tout cela, en travers de tout cela, en dépit de tout cela), l'écriture.
Quand j'ai eu un enfant, je savais que j'aurais moins de temps mais je n'ai pas éprouvé l'énergie de cet amour, de cette nouvelle responsabilité et la place mentale que prendraient cette énergie et cette responsabilité. J'ai passé des mois à chercher cet ancien moi, qui était plus concentré, plus efficace. Je ne connaissais pas la gymnastique mentale entre gérer l'annulation subite de la baby-sitter et le nœud qui bloque un roman à la page 22. Je ne savais pas que ma vie ressemblerait à un compartimentage avec des tranches plus ou moins épaisses selon les périodes : femme, écrivain, mère, fille, compagne.
J'ai souvent repensé à ces trois femmes puissantes que j'avais rencontrées et à leurs œuvres écrites pendant et avec leurs enfants.
Je me souviens d'avoir lu cette phrase de Stephen King ( 121 livres, une femme, trois enfants) : " pour écrire, il faut fermer la porte". Si seulement c'était si facile. Il n'y a pas si longtemps je discutais agréablement avec un écrivain qui voyage beaucoup et qui a trois enfants encore petits. Quand je lui ai demandé comment se passait son compartimentage à lui, il m'a répondu, un peu sèchement, que c'était du domaine privé mais qu'il avait beaucoup de chance. " Beaucoup de chance", c'est, je crois, une façon moderne de dire " j'ai une épouse formidable"."

Chronique de Natacha Appanah, La Croix du 18 mai 2017

lundi 22 mai 2017

Simplement - un semestre d'achats raisonnés


En septembre 2016, nous démarrions une année  d'achats (encore) beaucoup plus réfléchis. Nous ne sommes pas de gros consommateurs, par choix et par goût. Mais notre désintérêt pour la consommation nous poussait souvent, en cas de besoins à les satisfaire au plus simple et au plus rapide.

En septembre, nous avons décidé de faire de nos achats des actes politiques.

Un semestre a passé. Et sans aucun effort ni frustration, nous avons suivi notre chemin. Et même à Noël, nous avons globalement maintenu le cap.

Il y a eu quand même quelques écarts quand j'ai acheté, pour nos fils qui grandissent à une allure hallucinante, des vêtements neufs, dans des enseignes loin d'être éthiques. J'ai cherché, en seconde main, des vêtements mais ils sont rarissimes pour les garçons de leurs âges. Conséquence de penderie moins fournie que pour les filles? Conséquences de foot et autres pratiques non respectueuses des vêtements?
 Bref, ces achats répondaient à de réels besoins (Et puis, ils étaient si contents, surtout notre "stylé" de service).

Il y a un épisode sous-vêtement. J'ai longuement étudié le marché pour finalement acheter des sous-vêtements chez triumph/sloggi. En plus d'avoir des formes et une gamme de taille chouettes,  ils sont:
- certifiés GOTS,
- fabriqués en Autriche et/ou en Roumanie dans des usines qui répondent à des normes environnementales et sociales strictes,
-à un prix raisonnable
-et les produits que j'ai choisi, issus de la gamme evernew, sont garantis à vie. Si jamais, ils se déforment ou perdent leurs couleurs, ils sont remplacés, gratuitement.
Le colis était irréprochable ( emballage carton et papier ).
J'en suis satisfaite à tout point de vue.

Nous sommes en train de changer nos tapis de yoga et allons opter pour ceux-ci, en gomme naturelle et en jute, non teints.

J'ai récupéré, aux encombrants, un vélo pour Stanislas. 9€ de matériel plus tard, il avait un vélo à vitesses, à sa taille impeccable.

Et il y a eu quelques commandes de matériel de beaux-arts. Là aussi, nous ciblons désormais une fabrication française et des normes environnementales. Et vous savez quoi, c'est de plus en plus facile de le faire car mon fournisseur habituel a eu la bonne idée d'inclure dans son catalogue des pictos "fabriqué en France" et des garanties environnementales.

Comme nous passons beaucoup de temps à comparer, comprendre, décider, nous avons pensé que cela pourrait vous servir.
Et vous, quels sont vos trucs de consomm'acteurs/ consomm'actrices?

mercredi 17 mai 2017

Courir le monde - Aux racines de notre imaginaire, des voyages


J'ai grandi, entourée d'Albert Londres, de Blaise Cendrars. Des livres de Gisèle de Monfreid, de Baden Powell,  d'Alexandra David- Néel, de Bernard Ollivier. Des récits de la croisière jaune, les écrits d'Ella Maillart et ceux d'Anne- Marie Schwarzenbach. D'innombrables récits de voyage, à pied, en canoë, en train…


Mon père, ce grand taiseux, nous a transmis les histoires de sa jeunesse africaine. Il nous appris le danger de rouler sur un serpent quand on est en jeep, la nécessité de dormir par terre et d'éviter de passer devant les fenêtres dans les pays en guerre et l'entaille à faire pour faire sortir un vers qui se serait glisser sous votre peau. Et les souvenirs extraordinaires quand il accompagnait son père, haut fonctionnaire, dans ses tournées sahariennes.

Mes parents ont toujours voyagé. Et nous ont emmenés, très jeunes. Nous étions sur le chemin de Compostelle en 1991, bien avant que cela fut à la mode. Nous étions au Cuba, en 1994, aux premiers mois de son ouverture au tourisme pour un voyage avec carte de rationnement et dortoirs communautaires.
Mes parents ont traversé  l'Iran, sac au dos, il y a quelques années. Ont fait la route de la Soie . Et passent, depuis quelques années, entre six et huit semaines au Japon pour hanami sakura.
Ce sont aussi les seules personnes que je connaisse à avoir visiter de manière exhaustive les 48 états américains ( en terminant par Detroit, l'an dernier, qu'ils tenaient à visiter pour le coté alternatif).

Amaury, aussi, a beaucoup voyagé. Et a notamment passé un an à faire de l'humanitaire et du tourisme en Inde et en Chine. Est allé, souvent, voir sa famille canadienne.

Amaury et moi avons beaucoup, beaucoup voyagé, avant d'avoir les enfants. De l'Inde en bus à la Jordanie à pied, d'un été à parcourir le Canada en greyhound à des weeks ends à parcourir la Normandie à vélo.
Depuis, on échange nos maisons et on sillonne l'Europe. On parcourt la France en kayak.
A l'hôpital, pendant la leucémie de Stanislas, nous vivions au rythme de la chaine Voyages et au fil des pages de l'album Mouk, en se promettant, un jour, de courir le monde.

Je parlais l'autre jour d'audace avec une amie. Chacun voit l'audace à travers son propre filtre. Pour moi, il serait fou de devenir maman au foyer. En revanche, partir autour du monde avec mes hommes me parait très raisonnable.

Photos de notre dernier séjour en Inde en 2006.

Racontez- moi votre imaginaire de voyages. 
Et quels livres de voyage vous recommanderiez-vous pour Stanislas et Gautier?

vendredi 12 mai 2017

5 trucs pour survivre à de (trop) longues journées


Depuis que j'ai changé de boulot, je quitte la maison à 6h30 pour la rejoindre autour de 19h30, 5 jours sur 5. Ce qui ne va pas vraiment dans le sens d'une meilleure conciliation de ma vie professionnelle, de ma vie familiale et de ma vie à moi ( mais ceci est un autre sujet dont je vous reparlerai ). Pour survivre à ces journées denses, intenses, stressantes, j'ai développé quelques trucs, des trucs qui sont autant de jalons de sérénité, de petits bonheurs du quotidien.



  1. Une routine du matin
D'abord, je fais du yoga tous les matins, entre 20 et 30 minutes, avec un cours vidéo. Même les matins douloureux, après des nuits morcelées par les cauchemars des uns, les peurs du noir des autres, les envies de faire pipi et les soucis qui vous réveillent en sursaut à 2 heures. 
Quand le réveil s'allume à 5h30, je ne réfléchis pas, je bondis. Hop, mon tapis, hop mon cours de yoga. Et depuis janvier, Amaury fait de même. En général, pas le même cours. Mais côte à côte sur nos tapis, on fait notre séance. Et puis, il roule son tapis et dit " encore une victoire de ma douce". Et chaque matin, ça me fait sourire.

  1. Le "remplissage des réservoirs d'amour" ( expression d'Isabelle Filliozat)
Chaque matin, à la fin de ma séance de yoga, j'écris un mot pour chacun sur le tableau, un mot d'amour ( et pas un pense-bête ou un check-list!). Parfois, j'ajoute un dessin.
Souvent quand je me lève, j'entends, articulé dans un demi-sommeil, "tu m'écris mon mot, hein, maman?". 
:-)




  1. Un bon déjeuner
Au boulot, nous n'avons pas de restauration collective. Alors chacun va s'acheter quelque chose à manger.
Et moi, j'emmène mon déjeuner. A l'heure du déjeuner, je me réjouis toujours de savoir que j'aurais quelque chose de bon, de fait-maison, de bio, dans mon assiette.
J'emmène aussi mon assiette parce que 1. c'est plus joli 2. je refuse de réchauffer mon déjeuner dans son contenant ( même si la plupart du temps, c'est un bocal en verre).

  1. De la lecture
En changeant de boulot, j'ai divisé mon temps de transport par 2, mais il me reste quand même 2 heures quotidiennes de transport.
J'essaie de faire de ce temps contraint, un temps pour moi, un temps positif. Parfois, je brode ( cf ma robe Alabama Chanin). Parfois, je prépare mon bullet journal. Parfois, j'écris dans ma tête mes billets de blog. Parfois, je m'arrête 2 gares avant la mienne ou 2 gares après et je rentre en courant à la maison.
Et le plus souvent, je lis. Je m'absorbe dans mon histoire,  je m'échappe du wagon du transilien.




  1. Une chouette tenue
La dernière chose que je fais avant de me coucher, c'est de sortir ma tenue pour le lendemain. Je choisis une tenue adaptée à mon emploi du temps, confortable et élégante, modulable aussi pour qu'elle m'accompagne de mon quai de gare aux réunions stressantes. Je prends le temps d'assortir les vêtements entre eux, de sortir mes vêtements memade préférés.

Et, vous, vous avez des trucs, des routines pour rendre votre quotidien plus agréable?

mercredi 10 mai 2017

#jecoudsmagarderobecapsule2017 : la tenue de printemps


Comme je l'écrivais ici, j'ai un peu bousculé mes plans couture du défi #jecoudsmagarderobecapsule2017.




J'ai ménagé un peu de place dans mon emploi du temps pour coudre un pantalon en lin, tout simple, dans ce beau lin français, couleur tabac. Le modèle est toujours le même, le pantalon loose fit du numéro Ottobre Women, 2015/2.
J'y ai adjoint un top à bretelles croisées, dans un jersey certifié GOTS à larges rayures. Le patron est un patron rétro du début des années 70's.


Le modèle a déjà été testé et validé, ici et ici et ici notamment (et aussi  ici). Et j'ai même réussi, malgré un coupon riquiqui, à faire concorder les rayures.


A l'arrivée, j'ai un ensemble, qui a tout du caractère des vêtements préférés!
Et compatible avec un sac de globe trotteuse!

vendredi 5 mai 2017

Courir le monde - Un voyage de mille lieues commence par un premier pas ( Tao Te King)


Prenez une grande feuille de papier et au milieu, écrivez " 8 mois de voyage en famille".

Avec chacun son crayon, remplir cet espace de possibles.

Faites un ( léger) tri, organisez, regroupez.

Planifiez.



Sur notre feuille, il y a du voyage zéro déchet, de l'instruction en famille, des utopies en marche et des façons de vivre alternatives.
Il y a l'Autre, tous les autres et il y a la nature somptueuse et indomptable. Il y a l'aventure et il y a la sérénité.

Il y a la volonté de faire de cette expérience, beaucoup plus que de très longues vacances, un véritable projet familial, éducatif, politique.

En faisant un premier tri, avec un tamis "pratique", on a dit :
=> Du 1er janvier au 31 août 2019, une seule année scolaire impactée pour les enfants. Un congé sabbatique pour chacun d'entre nous.

=> 2 mois/ 2 mois et demi, en Inde, sacs au dos, incluant au moins une  mission humanitaire

=> 5 ou 6 mois en Europe, en camping-car, avec le projet très politique de vivre en citoyens européens. Nous voudrions  produire quelque chose qui serait de l'ordre de "160 raisons de croire en l'Europe ". 
On réfléchit aussi à quelque chose autour du concept de frontières : les physiques, les historiques, les linguistiques, les culturelles, les actuelles, ...celles que nous portons en nous 4 aussi. 
Nous voudrions revisiter, d'un point de vue historique, les différentes guerres qui ont eu lieu entre les nations européennes.
Sur l'aspect pratique, on cherche une solution plus respectueuse de l'environnement qu'un camping-car. Pour l'instant, nous n'avons pas trouvé, alors nous imaginons compenser nos émissions carbone. Et limiter aussi le nombre de kilomètres. 
Pour le bien-être des enfants, il nous paraît important d'emporter un cadre un peu rassurant avec nous. Donc on réfléchit encore. 
Nous avons lu beaucoup de récits de voyage en Europe, qui le présentait comme un pis-aller. Nous le voyons au contraire comme un projet très positif, très engagé, très politique, dans une Europe de plus en plus questionnée. 
Nous avons prévu aussi de faire quelques semaines de woofing en AUtriche, si possible dans une ferrme en permaculture.
Nous sommes en train d'élaborer 2 problématiques qui nous permettrons de structurer itinéraires et activités.
  • Et on soupèse aussi les options CNED et l'option Instruction en Famille, beaucoup plus libre et beaucoup plus impliquant ( et qui correspond aussi à une expérience que je voudrais vraiment faire).
Et, tant qu'à faire, on se dit que nous repartirons en 2024/2025, avec nos fils devenus ados, faire un tour du monde sacs au dos!
Toutes vos suggestions sont les bienvenues!

lundi 1 mai 2017

Nos jours heureux - le printemps éclatant d'avril

En avril, le soleil a fait son entrée, une entrée flambloyante et fracassante, créant une explosion de vie dans le jardin, une floraison de coups de soleil et autres désagréments dermatologiques chez mes peaux pâles. Quel bonheur, ce ciel azur ; quel plaisir, le vert tendre des bourgeons!



* le mois d'avril a commencé à Saint-Malo, en vacances! Merveilleux!

* Il a continué en Baie de Somme, pour Pâques, avec les cousins. Et à nouveau, en baie de Somme, pour le weekend du 1er mai.

* Puis, chez nous, avec mon frère et sa famille.

* En avril, nous avons pris la grande décision de consacrer 8 mois, en 2019, à un projet familial, éducatif et engagé.