vendredi 11 août 2017

Entre bosses et ornières - l'expérience VTT


Un weekend que je courais dans la forêt de Crécy, Amaury et moi sommes tombés sur une affiche annonçant une course nature le lendemain. Ni une, ni deux, profitant de l'absence des enfants, nous nous sommes inscrits à la course de 65 kilomètres. Sans lire le petit astérisque qui disait "attention ce parcours est très exigeant".



Imaginez-vous un réveil à 5h30 et un départ à 6h40, Amaury qui, par erreur, dégonfle complétement mon pneu avant et constate que notre nouvel pompe ne fonctionne pas, notre arrivée sur le champ de bataille de Crécy, au milieu de nombre de camionnettes de clubs voisins et nos tenues de promeneurs au milieu des équipements dernier cri.

Une fois inscrits, une fois mon pneu regonflé par un gentil bénévole, nous partons au milieu d'un peloton survolté. Le premier kilomètre sur un chemin de gravier en forte pente nous met dans le bain. Concentration et (absence de ) technique seront les maitres mots.
Très rapidement, nous rentrons dans la forêt. Les sentiers deviennent trace, nous slalomons entre les souches et les racines. Il n'y a plus de chemin, seulement des feuilles tassées. Et de la boue, beaucoup de boue.

Avec Amaury, on pédale, on essaie de ne pas tomber, de ne pas se faire mal. Globalement, les participants sont agressifs et les propos  fleuris. Mais on tient bon. Et puis, on commence à trouver notre rythme, à faire corps avec nos vélos, à prendre les virages plus rapidement et à pédaler pour en sortir plus vite.

Au premier ravitaillement, on a les jambes en coton et une sacrée fringale.
Il commence à faire chaud, y compris dans la forêt.

Je fais la causette avec un participant en détresse, le temps qu'il retrouve le reste de son équipe.
Au kilomètre 30, je perds de vue Amaury et me retrouve absolument seule, sans eau puisque c'est lui qui a le sac et la bouteille.
Je slalome entre les arbres. J'essaie de trouver une trouée dans les bosquets de fougères. Je croise un sanglier, des lapins que je charge d'un message pour l'amoureux. Je profite et puis, dans le silence de la forêt en plein midi, je commence à m'inquiéter un peu.

Je décide de rallier le deuxième point de ravitaillement en espérant le retrouver et/ou de l'y attendre un peu. Je me demande un instant si le point de ravitaillement n'a pas fermé, si je n'ai pas été trop lente.

Ouf, les voila! Zut, Amaury n'y est pas! Re-zut, ils ne l'ont pas vu!
J'ai du mal à descendre de mon vélo, mes poignets sont douloureux. J'ai les doigts qui saignent (les ampoules), une ecchymose sur la joue ( les branches). Je suis couverte de sueur et de boue. Je tremble tellement l'effort est intense.
Alors que je suis en train de me faire un sandwich banane-chocolat noir, je vois apparaître mon amour. Tout va bien.

Quand nous repartons, les bénévoles nous glissent qu'il existe des raccourcis.
Il reste 25 kms à parcourir. Nous repartons tous les 2, tout joyeux, dopés à l'endorphine et au chocolat. Encore quelques kilomètres techniques dans la forêt et nous atteignons la partie vallonnée et découverte.
Au kilomètre 55, il y a 450 mètres de montée, à travers champ, sur des herbes hautes couchées. Il est 13h et il fait plus de 30 degrés. On triche un peu en poussant nos vélos sur la moitié du chemin.
Un peu plus tard, on traverse littéralement des champs de blé, l'agriculteur a donné son accord. Je manque de passer par-dessus mon guidon quand un épi se coince dans ma chaine.

Une dernière descente, on retraverse Crécy en Ponthieu et on finit par une cote terrible, en plein de soleil.
Quand on passe la ligne d'arrivée, tout le monde est déjà à table. Nous étions les seuls à faire le parcours de 65kms!

Alors, on s'assied dans le coffre de la voiture, on fait tomber les gangues de boue qui enserrent nos jambes, on boit des litres d'eau. On est très fiers de nous. Et on convient d'en faire d'autres!

mercredi 2 août 2017

Nos jours heureux - le mois de juillet

En juillet, il y a des jours sans enfants puis le retour des amours et le début des vacances :






*Nous avons assouvi nos désirs de sport avec un cours de yoga avec Ariane ( @yogacoaching), une course de 41 kms pour mon anniversaire et un trail de 23kms une semaine plus tard, une sortie de VTT, du longe-côte.



*Nous sommes allés en baie de Somme, profiter de la ville avant l'arrivée des estivants, préparer la maison, aussi, avant nos prochains échanges.

* les correspondances estivales ont commencé. Je m'émerveille du soin, de la créativité, de l'intention qui sont mis dedans.

* Au boulot, nous avons passé une matinée à faire un escape game. Pendant quelques heures, nous avons tout oublié et on a bien ri.

*Au boulot encore, j'ai participé à des négociations de fusion de branches professionnelles. C'était absolument passionnant, tant sur le fond que sur la forme. Et ce n'est que le début puisque nous avons 5 ans pour négocier la convention collective.


*j'ai fêté mon anniversaire, entourée de mes 3 amours, de mes parents, de mon frère et de sa femme et de mes neveu et nièces. Et c'était vraiment chouette!


* j'ai continué à peindre, soir après soir. Et je trouve que mes aquarelles ont passé un stade. J'ai eu le bonheur aussi d'être contactée par Winsor and Newton ( mon fournisseur préféré d'aquarelle) pour un partenariat.







vendredi 28 juillet 2017

365 jours de créativité - où je passe un stade

En juillet, j'ai continué à peindre, un peu chaque soir. 

Dans les pas de ma chère Del4yo qui est derrière le blog Non daily diary ( qui m'a aidé en ligne, il y a 12 ans à ouvrir mon blog). Inspirant et inspirée aussi par le #rituelaquarelle de @tribulationsdemarie


Et ce mois-ci, je trouve que j'ai passé un cap. Quelque chose dans la capture de l'ombre et de la lumière. Quelque chose dans le mélange des couleurs.
Je trouve que mes aquarelles sont plus vivantes et plus subtiles. Et cela me rend profondément heureuse.


Mais, je me suis trouvée face à d'autres difficultés. L'été, ombre et lumière sont très tranchées et je trouve le contraste très compliqué à rendre en aquarelle. Elles sont vite abruptes!

profiter de l'heure du déjeuner pour aller peindre au jardin du luxembourg
Ce mois-ci, j'ai eu le plaisir d'être contactée par Winsor and Newton, la marque d'aquarelle que j'utilise habituellement et depuis de nombreuses années, pour un partenariat. Je suis enchantée car je trouve que ce sont des aquarelles de qualité, à un prix raisonnable. 

Vous n'avez donc pas fini de voir de la peinture sur ce blog!

mercredi 26 juillet 2017

Courir le monde - mon matériel de dessin

Dessiner fait partie de nos plaisirs de vacances à tous les 4. On s'installe, 4 de front, et chacun peint et dessine. On est toujours surpris de voir qu'on choisit systématiquement 4 angles de vue différents!


Nous emmenons un bloc de 300 pages de papier dessin qu'on se partage.

Amaury et Gautier partent avec chacun, un petit carnet, une boite de crayons papier ( du 6H au 6B), une boite d'aquarelle de voyage Winsor and Newton.
Stanislas emporte la même chose et ajoute un compas (?!) et une boite de feutres.
J'emporte mon stylo à plume à pompe et ma bouteille d'encre, une grosse boite d'aquarelle ( toujours fidèle à Winsor and Newton), les 3 feutres aquarelle offerts par la marque. Et j'hésite cette année à y adjoindre quelques feutres Promarker ( offerts aussi par Winsor and Newton) ou mes crayons de couleur aquarelle.

J'ai opté cette année pour un carnet du quotidien, avec des croquis rapides, et surtout plus de texte pour garder trace de mes sensations de voyage, de mes pensées.
Et pour un carnet ad hoc pour les peintures plus travaillées ( ce qui me permettra aussi de tester la reliure japonaise ;-)).

Bon, cette fois-ci, je crois que nous sommes prêts à partir!



lundi 24 juillet 2017

Ma poubelle & Moi - voyager sans déchet

Nous partons pour un long périple, fait de road trip et d'un échange de maison au Danemark. Il y aura donc du camping en Allemagne, plusieurs nuits, et un séjour sur une île réserve naturelle.


Pas question pour nous de renoncer au zéro déchet ( ou presque)! Alors je vous montre notre équipement, testé et re-testé.

On voyage avec:
- notre équipement de pique-nique ( 4 assiettes, 4 bols, des couverts, des tasses et des gourdes en inox) ,
- un réchaud, une sauteuse et une grosse casserole ( absents de la photo), une planche en bois, des opinel et un épluche légume,
- 2 torchons et nos serviettes de table,
- nos sacs à vrac et un sac de course/sac de plage ( en bleu, cousu par ma maman dans un tissu qu'elle a ramené de Chine),
- une boite en plastique : notre boite à fromage, fièrement présentée aux commerçants pour qu'ils la remplissent ! Elle fonctionne aussi pour une maxi portion de frites ( en plus, en général, on a une réduction!),
- une bassine émaillée qui nous sert parfois de lavabo et parfois de bassine pour faire la vaisselle
( - des bougies d'anniversaire pour Gautier qui fêtera le sien pendant notre périple).

Je vous fais grâce de la photo de notre seau à compost qu'on transporte sur des centaines de kilomètres ( plein!)  :-)) 

Je prévois toujours un kit de survie, de quoi manger 2/3 jours, le temps de retrouver quelques repères:
- des bocaux de flocons d'avoine, muesli, chocolat en poudre
- un bocal de purée de pommes
- une bouteille d'huile d'olive et un petit pot de fleur de sel
- des pates et un bocal de sauce tomate
- un bocal de pois chiches et un de maïs
- un pot de beurre de cacahuètes
- et quelques légumes frais.

Le tout conditionné dans des cageots.

On transporte aussi :
- 2 pains de savon
- nos brosses a dent compostables
- un pot de bicarbonate qui fait office de dentifrice
- tout un lot d'huiles essentielles pour les petits bobos
(- et ma cup!)

Et si, si, je vous assure, il reste encore de la place dans le coffre!

vendredi 21 juillet 2017

Un été sans les enfants


Au début de l'été, les enfants sont partis avec mes parents. A la fin de l'été, ils partiront avec la maman d'Amaury.




 A chaque absence, mon cœur se serre en les voyant partir. Je constate que plus ils grandissent, plus ils manquent. Et je souffre de ne pas pouvoir profiter chaque jour de  leur fulgurance, de leur vivacité, de leur drôlerie.
Ces départs sont les moments où se concentrent ma frustration de ne pas pouvoir leur consacrer assez de temps de qualité. J'ai beaucoup de mal à me résigner, ce qui me conduit à penser qu'il y a là un point sensible à travailler.

Pour ne pas laisser faire la tendance naturelle qui veut que moins de contraintes horaires conduit à plus d'heures de travail, nous avons listé les projets que nous voulons mener.

Pour cet été, il y a :
  • Du jardinage
Nous voulons planter du gazon, entretenir notre potager, finaliser notre terrasse.
  • Du sport
Il y a ma course d'anniversaire, du longe-cote, et quelques autres sorties sportives, dont un cours particulier chez Ariane ( Yoga Coaching ).

Nous voulons profiter de la douceur du soir et de la longueur du jour en dinant dehors et en allant pique-niquer, en se promenant au soleil couchant pour évaluer la maturité des mures et des prunes sauvages.
Je voulais lancer le chantier couture de nos collections automnales. Ma machine prend la poussière.

Dans la vraie vie, la sncf me joue des tours et des chantiers repoussés de longue date me rattrapent ( faire le tri des vêtements des enfants, regarder l'itinéraire pour aller au Danemark, acheter les fournitures scolaires…). Je sors mes pinceaux et peins le jardin, sans me décider à lancer de plus grands chantiers.

Je me rends compte en revanche que j'apprécie beaucoup, le soir, de ne pas avoir d'horloge dans la tête. De ne pas courir après le temps qui passe trop vite. Et je réfléchis. Si j'abandonne les contraintes horaires quand les enfants sont là, se coucheront-ils plus tard? Ou les choses se feront-elles plus simplement, plus naturellement?

Et vous, vous faites quoi quand les enfants sont absents?

mardi 18 juillet 2017

Nos jours heureux - les plaisirs de l'été




-sortir quand l'aube point pour faire son yoga dehors, au son du pépiement des oiseaux et du bruissement des feuilles d'arbres.
-abandonner chaussettes et collants et sentir jupes et robes virevolter sur ses jambes
-se délecter de fruits : fruits à noyaux, fruits rouges, fruits tous les jours à tous les repas
-les enfants partant un peu avec leurs grands-parents, planifier soigneusement ces quelques soirées un peu exceptionnelles, ce weekend à deux seulement.
-anticiper, imaginer, créer, envoyer les cartes des correspondances estivales
-peindre le ciel chaque soir et se délecter de ce spectacle toujours renouvelé
-admirer la luxuriance de la végétation dans notre commune péri-urbaine. Cueillir les prunes encore toutes chaudes des rayons du soleil et les croquer directement sous les branches. Déborder de reconnaissance pour la nature nourricière.
-après le diner, ressortir dans le potager, arracher quelques mauvaises herbes, remplir l'arrosoir au récupérateur d'eau et verser doucement une pluie légère sur les plants
-se réjouir des quelques semaines de vacances passées, tous les 4 collés-serrés,
-se réjouir des quelques semaines de vacances, occasion de partir à l'aventure et de découvrir nombre de choses.

vendredi 14 juillet 2017

Simplement - Un compte-rendu de mes 40 kms d'anniversaire : où je m'insurge contre la tyrannie des vêtements techniques et des aliments pour sportifs


Cela faisait plusieurs mois que j'avais décidé de courir 40 kilomètres pour fêter mes 40 ans. Quitte à finir en marchant. Quitte à m'y reprendre plusieurs fois.




Petit compte-rendu de ma course d'anniversaire :
7h : je prépare un smoothie ( 1 banane, 1/2 mangue, de la cannelle), 3 cuillères à soupe de muesli et 1 cuillère à soupe de granola. Un grand thé.
8h :  quelques étirements.
Je m'habille : coton bio de la tête au pied, des chaussettes au tee-shirt, seule ma brassière est en tissu technique. J'ai quand même pris soin de choisir une culotte sans couture.
Je chausse mes chaussures de trail, une paire de Salomon X-scream, un modèle que j'aime pour leur stabilité et leur confort. J'en suis à ma troisième paire.
8h30 : on sort le vélo d'Amaury de la voiture et on le remonte.
8h40 : je lance l'appli running sur mon téléphone et nous partons.
Le temps était frais, la bruine fine.
L'aller est aisé, 23 kilomètres en 1h45, sans arrêt.
Au 24eme kilomètre, je bois quelques gorgées d'eau additionnée d'un peu d'huile essentielle de menthe.

Si le souffle et le rythme cardiaque sont réguliers, à partir du 32eme kilomètre, j'ai bien senti le défaut d'entrainement.
J'avais beaucoup couru le long du GR40 pendant les vacances de Pâques. Et ensuite, plus rien au-delà de mon unique sortie du weekend couplée à une session d'un autre sport ( natation, fitness ou vélo).
Au 33ème kilomètre, j'ai les jambes tétanisées, les hanches en feu. Mon souffle commence à se gripper sur ces douleurs, à être moins rond, moins ample. Je me crispe encore plus et commence à avoir du mal à lever les jambes.
Je m'accroche à mon souffle et à une citation de yoga que j'aime beaucoup " when you own your breath, nobody can steal your inner peace". J'inspire, un pas, j'expire, un pas. Je visualise une vague qui me soulève et me dépose juste un peu plus loin.
Au 36ème kilomètre, je m'arrête quelques instants pour boire, un demi-litre cette fois-ci, de l'eau aromatisée à la menthe, et j'ai mangé quelques bouchées de pâte d'amande. J'avais fabriqué la pâte d'amande à partir de poudre d'amande bio et de sirop d'agave.


Je suis désormais en lieu connu, sur un chemin que j'arpente souvent.
Le coup de fouet du sucre, la proximité de la maison, m'ont permis de redémarrer et même d'accélérer.
Un claquement de doigt plus tard, ou presque, je choisis de rentrer par la plage. Pour le flamboyant.
40,5 kilomètres en 3h49.

Ensuite, j'ai déjeuné, léger. Et bu un bon litre de tisane des sportifs @happyplantes. Et, en fin de journée, j'ai opté pour une séance de yoga doux ( la vidéo slow flowd'Ariane @yogacoaching).

Je crois que j'aurais pu continuer quelques kilomètres encore, sans doute une dizaine.
Le temps était parfait ( frais et couvert, même la bruine était la bienvenue), le chemin l'était moins ( 100% de bitume et une vue sans intérêt).

Je cours depuis 25 ans et suis assez imperméable aux effets de mode.
Autant je trouve qu'une bonne paire de chaussures fait une vraie différence ( j'en achète environ 3 à 4 paires/an), autant pour moi les vêtements techniques sont superflus, au moins en été.
L'hiver, rien ne vaut le confort d'une polaire et d'un bon coupe-vent. Mais l'été, je préfère le confort du coton.
A l'issue de cette course, aucun frottement ni irritation à signaler. Quand on lit, en plus, que ces vêtements techniques sont au nombre des perturbateurs endocriniens surtout lorsqu'on transpire et l'ouverture des pores facilite l'absorption de ces substances...

Je suis toujours étonnée de lire, dans des comptes rendus de course Instagram ou sur des blogs, que les coureurs commençaient à s'alimenter très précocement dans la course et ne juraient que par les gels et autres boissons énergétiques.
Je ne suis pas nutritionniste mais j'ai l'habitude d'écouter les signaux émis par mon corps. Or, en général, avant le 30 kilomètre, je n'ai ni faim ni soif ni fatigue particulière.

En tous cas, je suis ravie d'avoir pu dépasser mes limites et relevé le défi de la course d'anniversaire. Et j'avoue que le triathlon, un half iron man ou une course de 50/60 kilomètres me tenterait bien...

mercredi 12 juillet 2017

Tout ce que je voulais faire avant mes 40 ans


Il y a 2 ans, j'avais pris le temps de lister tout ce que j'avais envie de faire avant mes 40 ans, plus une manière de m'en souvenir et d'organiser le champ des possibles, que d'en faire des objectifs.

D'ici quelques jours, je soufflerai mes 40 bougies.
J'ai relu cette liste. Je me suis sentie très différente de la Lathelize de 2015. Certaines choses sont devenues complètement obsolètes ; d'autres restent très actuelles. Et je crois que le fait d'avoir rédigé un projet de vie m'a permis de voir clair.

(photo de 2015!)

*créer une AMAP : Créee en juin 2016. Et nous en sortirons en décembre 2017 pour incompatibilité d'objectifs avec l'agriculteur, pour qui l'agriculture bio n'est qu'une niche à exploiter.

*créer une book box : j'ai eu le plaisir de lancer un arbre à livres au bureau en début d'année. Et je pousse ma bibliothèque de village à lancer des journées de troc de livres.

*Faire une formation dans le cadre des associations dans lesquelles je suis investie : j'ai fait les 2 MOOC de l'université des Colibris. Mieux encore, j'ai fait partie des petites mains derrière le MOOC sur les Oasis.

*S'investir plus dans une association : J'ai quitté le monde de l'entreprise au début de l'automne 2016 pour rejoindre le monde associatif.

*Voyager loin : L'été 2015, nous sommes allés plusieurs fois aux Pays-Bas ; l'été 2016, nous sommes allés à Londres. ET à Pâques 2016, nous sommes allés voir des amis à New-York.

*Voyager autrement : depuis l'été 2015, nous échangeons notre maison de la baie de Somme, une chouette manière de voyager autrement. Nous nous sommes mis à camper également depuis l'été 2016.

*Apprendre à chanter : je n'ai pas réussi à trouver le temps mais j'aimerais pouvoir essayer dans les prochaines années.

*Apprendre à coder : je n'ai pas réussi à trouver le temps non plus.

*Pratiquer la slack line : l'été 2015, nous avions passé des heures à nous entrainer. Cet été, nous l'avons installé dans le jardin. Et elle fait un tabac!

*Pratique quotidienne du yoga : je vous en parlais récemment, je fête cet été mes 3 ans de yoga quotidien.

*Courir : j'ai couru, je cours, je courrai…J'aime courir!

*Accueillir un lycéen étranger : Après Rintaro, japonais, Kuan Yin, taïwanais, nous accueillerons cette année Arnav, indien.

*Passer au zero déchet : cela fera 2 ans, début septembre, que nous nous sommes lancés dans cette aventure, avec ses paliers et ses brusques accélérations.

*Installer un compost : En 2015, nous en avons installé un ; en 2016, un deuxième. Et le pli est si bien pris que nous transportons notre seau à compost lorsque nous sommes en déplacement.

*Installer un récupérateur d'eau : Installé le mois dernier, il fait l'émerveillement d'Amaury.

*Cultiver un potager : Trois ans que nous grattons la terre, trois ans que nous vivons un échec cuisant. Mais ne serait-ce que pour le plaisir de manger quotidiennement du mesclun, cela vaut vraiment le coup.

*Militer : je crois que je n'ai pas vraiment besoin de vous faire un dessin!

*Devenir une végétarienne en transition vers le véganisme, militante : végétarienne depuis 2002, j'étais très silencieuse sur ce sujet, empêtrée dans mes convictions. La lecture des articles d'Ophélie Véron, dite Antigone XXI, m'a permis d'éclaircir mes idées et de prendre la parole sur ce sujet.

*Continuer à animer ce blog : Si le rythme s'est un peu ralenti, nous pouvons souhaiter un joyeux blogiversaire de… 12 ans!

*Dessiner plus : avec des hauts et des bas, selon les années. Je dessine quand même très régulièrement ces dernières années. J'en tire un plaisir créatif profond.

*Renouer avec mes frères. Sans commentaires.

Je vais mettre à profit l'été pour réfléchir aux projets à lancer avant mes 50 ans.. 
Je ne sais pas si c'est l'effet du changement de décennie mais je ne suis pas très inspirée cette fois-ci. Je me demande si cette envie de calme et de lâcher-prise est le signe de la maturité.


Vous avez une liste de rêves à accomplir ( une bucket list, comme on dit chez les adeptes du bullet journal ;-))?

lundi 10 juillet 2017

Courir le monde - comment diviser son budget voyage par deux en moins d'une heure?


Pendant notre séjour en Auvergne, Amaury et moi avons observé, d'abord discrètement puis de plus en plus ouvertement, les solutions de camping adoptées par les uns et les autres.
On a fini par discuter avec les uns, avec les autres, par présenter notre projet, par visiter camping-cars, camions aménagés et autres tentes.


Et on a pris conscience du fait que la manière dont on voyait le camping n'était absolument pas celle consistant à transporter la totalité de sa maison avec soi.
Emporter sa télé, non, et d'ailleurs nous n'en avons pas !
Emporter son matelas, sa couette et son oreiller, sa chaise longue, son parasol, sa batterie de cuisine complète, son frigo et sa machine à faire des gaufres, non merci!

Nous avons tiré le fil et conclu que voyager en camping-car n'était probablement pas notre truc.
Et hop, nous avons gagné 20/25k€ a minima sur notre budget voyages.
Sans compter les frais de péage, les coûts de ferry, les difficultés de stationnement et d'accessibilité des centres villes.

Nous partirons donc avec notre fidèle 5008, doté d'un coffre de toit, et allons investir dans une tente plus grande, dans une table et des chaises pliantes.
Nous allons étudier notre itinéraire en fonction de la météorologie des pays traversés. Et garderons une enveloppe chambre chez l'habitant, gîte et autres logements en dur.

Quand le cheminement commence avant même le départ!

vendredi 7 juillet 2017

Simplement - La valise parfaite

En 2016, nous avons cheminé vers une vie plus simple. Et nos valises d'été avaient reflété cette recherche.


Pour mémoire, j'avais peint les vêtements emportés ( et portés).

mardi 4 juillet 2017

BuJo : reprendre son bullet journal - un regard sur le mois de juin


Le tourbillon du quotidien, et en particulier mon nouveau boulot, m'avait éloignée de mon bullet journal. Je l'ai repris ce mois-ci, sur l'impulsion des articles inspirants de ZunZun  et en adaptant un peu son format.



J'aime me servir de mon bullet journal comme :
  • d'un cahier de gratitude, au quotidien,
  • d'un journal créatif, parce que franchement, c'est ce que j'aime faire !
  • Et comme outil de pilotage de mes différents projets, ce qui me permet d'imaginer, d'organiser les projets à moyen, long terme.
J'y consigne aussi les phrases ou idées glanées dans mes lectures et les recettes que je veux essayer.

Ce qui fonctionne, et que je délimite avec des onglets :
  • Un aperçu sur le mois
  • Des aperçus hebdomadaires
  • Des focus sur mes projets.


Ce qui ne fonctionne pas :
  • Le détail par journée. Je gère trop d'urgences pour que cela fonctionne.
  • Le traqueur de bonnes habitudes. Cela ne m'intéresse pas.
Je ne numérote pas les pages et ne me sers pas de sommaire.
J'aimerais améliorer et varier les calligraphies, lancer un travail d'introspection aussi ( pour voir notamment si la lune influe sur mon humeur ;-)).


Et je n'aime pas du tout le cahier adopté ( les cahiers I love Art du Géant des Beaux-Arts). Le papier est d'une qualité abomin-affreuse. Il absorbe tous les media, y compris feutre, stylos bille,… et ne permet pas de réaliser du graphisme fin. Et qui globalement gâche mes dessins et fonce les couleurs des feutres utilisés.
Je pense revenir ensuite au Zapbook, le carnet de Clairefontaine, 100% recyclé et fabriqué en France.



Et vous, vous vous y tenez? Vous avez fait des aménagements?

lundi 3 juillet 2017

Nos jours heureux - juin 2017

Juin, chaque année, c'est quelque chose! Cette année, nous avions décidé d'être raisonnables...


Et nous l'avons été, pour autant que l'on sache l'être ;-)

* en juin, nous avons cueilli, mangé, congelé des kilos de cerises. Et de manière générale, nous avons profité du jardin.



* le mois a été sportif : Gautier a joué au foot à Clairefontaine, Amaury est allé à Roland Garros. J'ai couru, nagé, pédalé, fait du yoga...

* on s'est émerveillés des spectacles de fin d'année des uns et des autres. D'autant plus que ces spectacles étaient la traduction de projets pédagogiques forts.

* on a fêté, en avance, l'anniversaire de Gautier avec les copains

* nous avons, encore, adapté notre manière de s'approvisionner. Désormais, nous allons un samedi toutes les 6 semaines faire un "plein" de vrac chez Biocoop. Et le dimanche, nous allons au marché pour faire le plein de fruits et légumes, passer chez le boulanger et chez le fromager, avec nos contenants zéro déchet.
Après mûres réflexions, nous avons décidé que nous arrêterons l'AMAP fin décembre, en raison d'un désaccord profond avec les parti-pris de l'agriculteur.

*nous avons rencontré, Arnav, lycéen indien, qui viendra passer l'année avec nous, dés septembre.


vendredi 30 juin 2017

365 jours de créativité - le mois de juin et le ciel, l'été

Le mois de juin est arrivé et avec lui, le ravissement devant les mille nuances du ciel, l'été.


Il faut dire que mon lit fait face à une grande fenêtre, que ma chambre est tout en haut de la maison, et que je m'endors les yeux grands ouverts sur les nuages.


Le mois de juin a un ciel changeant dont la palette va du orange cadmium au violet, de l'azur à l'indigo.


 J'ai collé ces morceaux d'infini dans mon bureau, juste au-dessus de mon écran.
Des dizaines de fois par jour, je me perds dans le moelleux des nuages.



mardi 27 juin 2017

1000 jours de yoga - un retour sur 3 ans de yoga quotidien


Amaury et moi fêtons nos 3 ans de pratique de yoga quotidien ( pour moi) et presque quotidien ( pour lui).


L'occasion de jeter un coup d'œil sur ces plus de 1000 séances!


*Le yoga du matin, nous préférons
Notre routine est désormais bien établie. Vers 5h25, j'ouvre un œil, sans réveil et avant même que le simulateur d'aube ne se déclenche.
Et à 5h30, nous sommes sur nos tapis.
Dés que le jour point à cette heure-là, nous déroulons nos tapis sur la terrasse ou dans l'herbe du jardin. Chien la tête en bas, nous admirons les herbes folles de notre jardin ; chien la tête en haut " regarde comme le ciel est clair".
En hiver, nous pratiquons dans le salon.
25 à 30 minutes pour moi ; 15 minutes pour Amaury.
Sept/ huit fois par mois, quand mes journées de travail le nécessitent, il m'arrive de faire une nouvelle séance le soir.
Et une fois par semaine, le weekend, je pratique au moins une heure en milieu de journée. C'est beaucoup plus gratifiant car mes muscles ont retrouvé de la souplesse!

*Tant que le yoga tu pratiqueras, en pleine forme tu resteras
Nous l'avons constaté à plusieurs reprises. Au moindre relâchement, les terribles torticolis qui me paralysaient régulièrement reviennent, talonnés par la sciatique aigus d'Amaury.
De manière plus générale, le yoga couplé avec une alimentation végétarienne, du sport, nous constatons que nous sommes très résistants aux microbes.
Pourvu que cela dure!

*En autonomie, tu pratiqueras
Moi, j'aime bien pratiquer avec les vidéos de Ghislaine ( @my_sunny_yoga ) , d'Ariane ( @yogacoaching ) et plus récemment avec celles de Sandra Insoha ( @sandrainsoha).
Amaury alterne les séances en autonomie et les séances de Ghislaine. Il aime le silence de la pratique, dans le calme du jardin. Il dit qu'il pose mieux son attention et son intention quand il pratique ainsi.
Et parfois aussi, il me concocte une séance et je suis ; et parfois, je lui prépare une séance et il suit.
J'aimerais bien, dans les mois qui viennent, pratiquer de plus en plus en autonomie. Je rêve parfois aux séances d'hiver devant la cheminée, à pratiquer au son de Bach ou Pergolesi.

Et chaque matin, le sourire d'Amaury qui roule son tapis et qui dit " encore une victoire de ma Douce".

Et vous, le yoga?

vendredi 23 juin 2017

#jecoudsmagarderobecapsule2017 : le projet de juin - une jupe azur


Je suis une vraie adepte de cette longueur, un peu plus que midi, une quinzaine de centimètres au-dessus de la cheville. Je la trouve à la fois élégante, seyante et pratique ( enfin sauf pour faire du vélo mais avec une pince à linge et un peu de pratique, on s'en sort).

 


J'ai repris un patron Vogue déjà utilisée ici, non sans m'être posée la question de ce patron Ottobre, déjà testé également ( celle-ci a péri et moi quasiment avec, façon Isadora Duncan, entortillée dans ma chaine de vélo).
J'aime la taille haute et ajustée qui s'évase à partir des hanches. Je pense que c'est cette coupe qui rend la longueur seyante.
Car le presque long me paraissait assez contre-intuitif vu ma petite taille.

Il faut un très grand coupon pour ce modèle. Comme je suis en phase de déstockage de tissus, j'ai repris un coupon de jersey de mon stock. Il était d'un affreux bleu vert hôpital. Je l'ai passé dans un bain de teinture indigo.
Il est 100% coton, lourd et très peu élastique.

J'ai un peu adapté le patron, prévu pour de la chaine et trame, pour en faire un patron compatible avec du jersey. Et j'ai supprimé la fermeture éclair.

J'aime beaucoup cette jupe dansante. J'espère pouvoir la mettre cet hiver aussi avec des collants.
Et vous, vous êtes passées au long?

mercredi 21 juin 2017

365 jours de créativité - l'art du croquis de Pete Scully

Mon grand fils et moi essayons actuellement diverses méthodes et autres cours en ligne pour progresser en croquis. A la bibliothèque, je suis tombée sur cette pépite, que je partage avec vous:



L'Art du croquis, c'est comme regarder par-dessus l'épaule de ses copains croqueurs lors d'un sketchcrawl ( marathon croquis) ou d'une sortie Urban Sketch. Ce sont des explications simples et des petits trucs qui font la différence.

C'est aussi l'occasion de feuilleter les carnets sur le vif de mes croqueurs préférés:






entre autres...

Et cerise sur le gâteau, le dernier chapitre est consacré à des rappels clairs et concis sur la perspective ( qui se rappelle la méthode pour dessiner un paysage à 3 points de fuite?) et sur les portraits.

Bref, je vous le recommande!

vendredi 16 juin 2017

Courir le monde - 20 mois pour apprendre


*Apprendre à reconnaitre les étoiles. Parce qu'on espère passer le plus grand nombre de nuits possibles loin du monde et en dehors des campings. Et les nuages aussi. Pour la poésie que cela suppose.
*Apprendre à changer un pneu. Parce qu'on ne sait jamais.
*Apprendre la reliurejaponaise. Parce que Stanislas et moi avons de grands projets de dessin, de peinture, d'écriture et que cela nous permettra de créer des carnets à partir de feuilles ( j'espère introduire des papiers locaux, journaux ou papier d'emballage).
*Apprendre à s'orienter avec une boussole et à lire une carte détaillée.

*Apprendre à aller vers l'autre. Et pour cela, apprendre quelques mots de la langue de chaque pays traversé, la moindre des choses de notre point de vue.
*Apprendre les gestes de premier secours.
*Apprendre à vivre avec pas grand-chose.
*Apprendre à se laisser surprendre.
*Apprendre à vivre tous les 4, au gré des saisons, dans notre maison de toile.

*Apprendre à faire la cuisine avec un matériel très limité, sans frigo. Verdict récent des enfants " tu t'en tires super bien".
*Apprendre à faire apprendre, ou la délicate question de l'instruction en voyage.

à suivre...

mercredi 14 juin 2017

365 jours de créativité - Correspondances estivales 2017

5 ans, cela fait déja 5 ans  que mon été est illuminé par les cartes reçues des copines.

une partie de mes cartes de 2016
 
En 2017, nous correspondrons du 3 juillet au 27 aout, soit 8 semaines pour 8 cartes.

Le principe est toujours le même : vous vous inscrivez et m'envoyez par mail (isabelle_bonhomme@hotmail.com) vos adresses postales, électroniques et l'adresse de votre blog éventuel.
Je vous affecte une correspondante différente par semaine.
Vous envoyez donc une carte à 8 personnes différentes et vous recevez une carte de la part de 8 personnes différentes.

Pour les cartes, tout est permis. Ne vous inquiétez pas si vous ne savez pas dessiner. Amusez-vous à fabriquer une carte de vos mains : ça suffit et ce sera très chouette.


J'espère que nous serons nombreuses à nous retrouver cette année autour de ce projet.
Je vous embrasse!