vendredi 21 juillet 2017

Un été sans les enfants


Au début de l'été, les enfants sont partis avec mes parents. A la fin de l'été, ils partiront avec la maman d'Amaury.




 A chaque absence, mon cœur se serre en les voyant partir. Je constate que plus ils grandissent, plus ils manquent. Et je souffre de ne pas pouvoir profiter chaque jour de  leur fulgurance, de leur vivacité, de leur drôlerie.
Ces départs sont les moments où se concentrent ma frustration de ne pas pouvoir leur consacrer assez de temps de qualité. J'ai beaucoup de mal à me résigner, ce qui me conduit à penser qu'il y a là un point sensible à travailler.

Pour ne pas laisser faire la tendance naturelle qui veut que moins de contraintes horaires conduit à plus d'heures de travail, nous avons listé les projets que nous voulons mener.

Pour cet été, il y a :
  • Du jardinage
Nous voulons planter du gazon, entretenir notre potager, finaliser notre terrasse.
  • Du sport
Il y a ma course d'anniversaire, du longe-cote, et quelques autres sorties sportives, dont un cours particulier chez Ariane ( Yoga Coaching ).

Nous voulons profiter de la douceur du soir et de la longueur du jour en dinant dehors et en allant pique-niquer, en se promenant au soleil couchant pour évaluer la maturité des mures et des prunes sauvages.
Je voulais lancer le chantier couture de nos collections automnales. Ma machine prend la poussière.

Dans la vraie vie, la sncf me joue des tours et des chantiers repoussés de longue date me rattrapent ( faire le tri des vêtements des enfants, regarder l'itinéraire pour aller au Danemark, acheter les fournitures scolaires…). Je sors mes pinceaux et peins le jardin, sans me décider à lancer de plus grands chantiers.

Je me rends compte en revanche que j'apprécie beaucoup, le soir, de ne pas avoir d'horloge dans la tête. De ne pas courir après le temps qui passe trop vite. Et je réfléchis. Si j'abandonne les contraintes horaires quand les enfants sont là, se coucheront-ils plus tard? Ou les choses se feront-elles plus simplement, plus naturellement?

Et vous, vous faites quoi quand les enfants sont absents?

mardi 18 juillet 2017

Nos jours heureux - les plaisirs de l'été




-sortir quand l'aube point pour faire son yoga dehors, au son du pépiement des oiseaux et du bruissement des feuilles d'arbres.
-abandonner chaussettes et collants et sentir jupes et robes virevolter sur ses jambes
-se délecter de fruits : fruits à noyaux, fruits rouges, fruits tous les jours à tous les repas
-les enfants partant un peu avec leurs grands-parents, planifier soigneusement ces quelques soirées un peu exceptionnelles, ce weekend à deux seulement.
-anticiper, imaginer, créer, envoyer les cartes des correspondances estivales
-peindre le ciel chaque soir et se délecter de ce spectacle toujours renouvelé
-admirer la luxuriance de la végétation dans notre commune péri-urbaine. Cueillir les prunes encore toutes chaudes des rayons du soleil et les croquer directement sous les branches. Déborder de reconnaissance pour la nature nourricière.
-après le diner, ressortir dans le potager, arracher quelques mauvaises herbes, remplir l'arrosoir au récupérateur d'eau et verser doucement une pluie légère sur les plants
-se réjouir des quelques semaines de vacances passées, tous les 4 collés-serrés,
-se réjouir des quelques semaines de vacances, occasion de partir à l'aventure et de découvrir nombre de choses.

vendredi 14 juillet 2017

Simplement - Un compte-rendu de mes 40 kms d'anniversaire : où je m'insurge contre la tyrannie des vêtements techniques et des aliments pour sportifs


Cela faisait plusieurs mois que j'avais décidé de courir 40 kilomètres pour fêter mes 40 ans. Quitte à finir en marchant. Quitte à m'y reprendre plusieurs fois.




Petit compte-rendu de ma course d'anniversaire :
7h : je prépare un smoothie ( 1 banane, 1/2 mangue, de la cannelle), 3 cuillères à soupe de muesli et 1 cuillère à soupe de granola. Un grand thé.
8h :  quelques étirements.
Je m'habille : coton bio de la tête au pied, des chaussettes au tee-shirt, seule ma brassière est en tissu technique. J'ai quand même pris soin de choisir une culotte sans couture.
Je chausse mes chaussures de trail, une paire de Salomon X-scream, un modèle que j'aime pour leur stabilité et leur confort. J'en suis à ma troisième paire.
8h30 : on sort le vélo d'Amaury de la voiture et on le remonte.
8h40 : je lance l'appli running sur mon téléphone et nous partons.
Le temps était frais, la bruine fine.
L'aller est aisé, 23 kilomètres en 1h45, sans arrêt.
Au 24eme kilomètre, je bois quelques gorgées d'eau additionnée d'un peu d'huile essentielle de menthe.

Si le souffle et le rythme cardiaque sont réguliers, à partir du 32eme kilomètre, j'ai bien senti le défaut d'entrainement.
J'avais beaucoup couru le long du GR40 pendant les vacances de Pâques. Et ensuite, plus rien au-delà de mon unique sortie du weekend couplée à une session d'un autre sport ( natation, fitness ou vélo).
Au 33ème kilomètre, j'ai les jambes tétanisées, les hanches en feu. Mon souffle commence à se gripper sur ces douleurs, à être moins rond, moins ample. Je me crispe encore plus et commence à avoir du mal à lever les jambes.
Je m'accroche à mon souffle et à une citation de yoga que j'aime beaucoup " when you own your breath, nobody can steal your inner peace". J'inspire, un pas, j'expire, un pas. Je visualise une vague qui me soulève et me dépose juste un peu plus loin.
Au 36ème kilomètre, je m'arrête quelques instants pour boire, un demi-litre cette fois-ci, de l'eau aromatisée à la menthe, et j'ai mangé quelques bouchées de pâte d'amande. J'avais fabriqué la pâte d'amande à partir de poudre d'amande bio et de sirop d'agave.


Je suis désormais en lieu connu, sur un chemin que j'arpente souvent.
Le coup de fouet du sucre, la proximité de la maison, m'ont permis de redémarrer et même d'accélérer.
Un claquement de doigt plus tard, ou presque, je choisis de rentrer par la plage. Pour le flamboyant.
40,5 kilomètres en 3h49.

Ensuite, j'ai déjeuné, léger. Et bu un bon litre de tisane des sportifs @happyplantes. Et, en fin de journée, j'ai opté pour une séance de yoga doux ( la vidéo slow flowd'Ariane @yogacoaching).

Je crois que j'aurais pu continuer quelques kilomètres encore, sans doute une dizaine.
Le temps était parfait ( frais et couvert, même la bruine était la bienvenue), le chemin l'était moins ( 100% de bitume et une vue sans intérêt).

Je cours depuis 25 ans et suis assez imperméable aux effets de mode.
Autant je trouve qu'une bonne paire de chaussures fait une vraie différence ( j'en achète environ 3 à 4 paires/an), autant pour moi les vêtements techniques sont superflus, au moins en été.
L'hiver, rien ne vaut le confort d'une polaire et d'un bon coupe-vent. Mais l'été, je préfère le confort du coton.
A l'issue de cette course, aucun frottement ni irritation à signaler. Quand on lit, en plus, que ces vêtements techniques sont au nombre des perturbateurs endocriniens surtout lorsqu'on transpire et l'ouverture des pores facilite l'absorption de ces substances...

Je suis toujours étonnée de lire, dans des comptes rendus de course Instagram ou sur des blogs, que les coureurs commençaient à s'alimenter très précocement dans la course et ne juraient que par les gels et autres boissons énergétiques.
Je ne suis pas nutritionniste mais j'ai l'habitude d'écouter les signaux émis par mon corps. Or, en général, avant le 30 kilomètre, je n'ai ni faim ni soif ni fatigue particulière.

En tous cas, je suis ravie d'avoir pu dépasser mes limites et relevé le défi de la course d'anniversaire. Et j'avoue que le triathlon, un half iron man ou une course de 50/60 kilomètres me tenterait bien...

mercredi 12 juillet 2017

Tout ce que je voulais faire avant mes 40 ans


Il y a 2 ans, j'avais pris le temps de lister tout ce que j'avais envie de faire avant mes 40 ans, plus une manière de m'en souvenir et d'organiser le champ des possibles, que d'en faire des objectifs.

D'ici quelques jours, je soufflerai mes 40 bougies.
J'ai relu cette liste. Je me suis sentie très différente de la Lathelize de 2015. Certaines choses sont devenues complètement obsolètes ; d'autres restent très actuelles. Et je crois que le fait d'avoir rédigé un projet de vie m'a permis de voir clair.

(photo de 2015!)

*créer une AMAP : Créee en juin 2016. Et nous en sortirons en décembre 2017 pour incompatibilité d'objectifs avec l'agriculteur, pour qui l'agriculture bio n'est qu'une niche à exploiter.

*créer une book box : j'ai eu le plaisir de lancer un arbre à livres au bureau en début d'année. Et je pousse ma bibliothèque de village à lancer des journées de troc de livres.

*Faire une formation dans le cadre des associations dans lesquelles je suis investie : j'ai fait les 2 MOOC de l'université des Colibris. Mieux encore, j'ai fait partie des petites mains derrière le MOOC sur les Oasis.

*S'investir plus dans une association : J'ai quitté le monde de l'entreprise au début de l'automne 2016 pour rejoindre le monde associatif.

*Voyager loin : L'été 2015, nous sommes allés plusieurs fois aux Pays-Bas ; l'été 2016, nous sommes allés à Londres. ET à Pâques 2016, nous sommes allés voir des amis à New-York.

*Voyager autrement : depuis l'été 2015, nous échangeons notre maison de la baie de Somme, une chouette manière de voyager autrement. Nous nous sommes mis à camper également depuis l'été 2016.

*Apprendre à chanter : je n'ai pas réussi à trouver le temps mais j'aimerais pouvoir essayer dans les prochaines années.

*Apprendre à coder : je n'ai pas réussi à trouver le temps non plus.

*Pratiquer la slack line : l'été 2015, nous avions passé des heures à nous entrainer. Cet été, nous l'avons installé dans le jardin. Et elle fait un tabac!

*Pratique quotidienne du yoga : je vous en parlais récemment, je fête cet été mes 3 ans de yoga quotidien.

*Courir : j'ai couru, je cours, je courrai…J'aime courir!

*Accueillir un lycéen étranger : Après Rintaro, japonais, Kuan Yin, taïwanais, nous accueillerons cette année Arnav, indien.

*Passer au zero déchet : cela fera 2 ans, début septembre, que nous nous sommes lancés dans cette aventure, avec ses paliers et ses brusques accélérations.

*Installer un compost : En 2015, nous en avons installé un ; en 2016, un deuxième. Et le pli est si bien pris que nous transportons notre seau à compost lorsque nous sommes en déplacement.

*Installer un récupérateur d'eau : Installé le mois dernier, il fait l'émerveillement d'Amaury.

*Cultiver un potager : Trois ans que nous grattons la terre, trois ans que nous vivons un échec cuisant. Mais ne serait-ce que pour le plaisir de manger quotidiennement du mesclun, cela vaut vraiment le coup.

*Militer : je crois que je n'ai pas vraiment besoin de vous faire un dessin!

*Devenir une végétarienne en transition vers le véganisme, militante : végétarienne depuis 2002, j'étais très silencieuse sur ce sujet, empêtrée dans mes convictions. La lecture des articles d'Ophélie Véron, dite Antigone XXI, m'a permis d'éclaircir mes idées et de prendre la parole sur ce sujet.

*Continuer à animer ce blog : Si le rythme s'est un peu ralenti, nous pouvons souhaiter un joyeux blogiversaire de… 12 ans!

*Dessiner plus : avec des hauts et des bas, selon les années. Je dessine quand même très régulièrement ces dernières années. J'en tire un plaisir créatif profond.

*Renouer avec mes frères. Sans commentaires.

Je vais mettre à profit l'été pour réfléchir aux projets à lancer avant mes 50 ans.. 
Je ne sais pas si c'est l'effet du changement de décennie mais je ne suis pas très inspirée cette fois-ci. Je me demande si cette envie de calme et de lâcher-prise est le signe de la maturité.


Vous avez une liste de rêves à accomplir ( une bucket list, comme on dit chez les adeptes du bullet journal ;-))?

lundi 10 juillet 2017

Courir le monde - comment diviser son budget voyage par deux en moins d'une heure?


Pendant notre séjour en Auvergne, Amaury et moi avons observé, d'abord discrètement puis de plus en plus ouvertement, les solutions de camping adoptées par les uns et les autres.
On a fini par discuter avec les uns, avec les autres, par présenter notre projet, par visiter camping-cars, camions aménagés et autres tentes.


Et on a pris conscience du fait que la manière dont on voyait le camping n'était absolument pas celle consistant à transporter la totalité de sa maison avec soi.
Emporter sa télé, non, et d'ailleurs nous n'en avons pas !
Emporter son matelas, sa couette et son oreiller, sa chaise longue, son parasol, sa batterie de cuisine complète, son frigo et sa machine à faire des gaufres, non merci!

Nous avons tiré le fil et conclu que voyager en camping-car n'était probablement pas notre truc.
Et hop, nous avons gagné 20/25k€ a minima sur notre budget voyages.
Sans compter les frais de péage, les coûts de ferry, les difficultés de stationnement et d'accessibilité des centres villes.

Nous partirons donc avec notre fidèle 5008, doté d'un coffre de toit, et allons investir dans une tente plus grande, dans une table et des chaises pliantes.
Nous allons étudier notre itinéraire en fonction de la météorologie des pays traversés. Et garderons une enveloppe chambre chez l'habitant, gîte et autres logements en dur.

Quand le cheminement commence avant même le départ!

vendredi 7 juillet 2017

Simplement - La valise parfaite

En 2016, nous avons cheminé vers une vie plus simple. Et nos valises d'été avaient reflété cette recherche.


Pour mémoire, j'avais peint les vêtements emportés ( et portés).

mardi 4 juillet 2017

BuJo : reprendre son bullet journal - un regard sur le mois de juin


Le tourbillon du quotidien, et en particulier mon nouveau boulot, m'avait éloignée de mon bullet journal. Je l'ai repris ce mois-ci, sur l'impulsion des articles inspirants de ZunZun  et en adaptant un peu son format.



J'aime me servir de mon bullet journal comme :
  • d'un cahier de gratitude, au quotidien,
  • d'un journal créatif, parce que franchement, c'est ce que j'aime faire !
  • Et comme outil de pilotage de mes différents projets, ce qui me permet d'imaginer, d'organiser les projets à moyen, long terme.
J'y consigne aussi les phrases ou idées glanées dans mes lectures et les recettes que je veux essayer.

Ce qui fonctionne, et que je délimite avec des onglets :
  • Un aperçu sur le mois
  • Des aperçus hebdomadaires
  • Des focus sur mes projets.


Ce qui ne fonctionne pas :
  • Le détail par journée. Je gère trop d'urgences pour que cela fonctionne.
  • Le traqueur de bonnes habitudes. Cela ne m'intéresse pas.
Je ne numérote pas les pages et ne me sers pas de sommaire.
J'aimerais améliorer et varier les calligraphies, lancer un travail d'introspection aussi ( pour voir notamment si la lune influe sur mon humeur ;-)).


Et je n'aime pas du tout le cahier adopté ( les cahiers I love Art du Géant des Beaux-Arts). Le papier est d'une qualité abomin-affreuse. Il absorbe tous les media, y compris feutre, stylos bille,… et ne permet pas de réaliser du graphisme fin. Et qui globalement gâche mes dessins et fonce les couleurs des feutres utilisés.
Je pense revenir ensuite au Zapbook, le carnet de Clairefontaine, 100% recyclé et fabriqué en France.



Et vous, vous vous y tenez? Vous avez fait des aménagements?